Et si vous prescriviez une dose de Gordon à votre médecin ?

La qualité de la relation entre patients et professionnels de santé joue un rôle déterminant dans l’expérience de la maladie. Pourtant, de nombreux patients déplorent encore un manque d’écoute et de compréhension dans leurs échanges avec les soignants. En fait, patients comme soignants témoignent encore de nombreuses incompréhensions, frustrations ou sentiments de solitude. Et si certaines compétences de communication pouvaient améliorer ce dialogue essentiel… pour renforcer l’alliance entre patients, proches et professionnels de santé – et contribuer, par là même, au processus de guérison ?

De très nombreuses études montrent que beaucoup de patients ne sont pas satisfaits de leurs relations avec les professionnels de santé.

La source de cette insatisfaction ?
Elle n’est pas à chercher du côté des compétences techniques. Non. Elle porte sur la qualité de la communication.

Selon leurs propres témoignages :

  • les patients se sentent peu encouragés à poser des questions ou à exprimer leurs préoccupations,
  • souvent, ils ne comprennent pas bien ce que le professionnel de santé leur explique,
  • ils sont trop souvent interrompus.

Ce manque d’écoute et d’empathie vient souvent alourdir leur expérience de la maladie.

Les soignants « non professionnels », c’est-à-dire les proches, sont aussi concernés par cette difficulté à communiquer. Confrontés à la maladie d’un être cher, ils manquent souvent des compétences pour soutenir émotionnellement le patient, l’aider à parler de ses problèmes – sans parler d’arriver à exprimer aussi leurs propres sentiments dans cette situation délicate !

Résultat ? Anxiété, frustration, solitude… pour tout le monde.

Pourtant, bien communiquer a des vertus thérapeutiques.

Une communication de qualité permet de traverser les émotions difficiles de manière plus constructive, d’aider le patient à trouver des solutions auxquelles il adhérera, de renforcer son pouvoir d’agir… et plus largement, de renforcer l’alliance entre un patient et le professionnel (ou le proche) qui l’accompagne.

Les études le montrent très clairement : un patient qui se sent écouté guérit souvent plus vite, suit mieux ses traitements et est moins enclin à changer de médecin à la première occasion…

Alors, pourquoi ne pas enseigner à tous ceux qui sont en relation avec les malades – professionnels de santé ET proches, ces fameuses « compétences d’aide » ?

Les infirmiers, les travailleurs sociaux, les bénévoles hospitaliers sont parfois plus à l’écoute des sentiments des patients que les médecins. Pourtant, peu d’entre eux sont conscients qu’en communiquant, ils utilisent souvent des « obstacles à la communication« , et qu’il existe des façons plus efficaces d’améliorer leur écoute et leur soutien auprès des patients.

une médecin serre les mains de son patient

Il est possible, pour les soignants professionnels comme pour les proches, d’apprendre des techniques très concrètes pour aider les personnes touchées par la maladie à trouver davantage d’apaisement, d’espoir et de sens à la vie, quelle que soit l’évolution physique de leur état.

A tout moment, chacun de nous peut devenir un « soignant » pour un membre de sa famille ou un ami malade.

Imaginez comment l’écoute active, telle qu’enseignée par l’approche Gordon, pourrait nous aider à offrir à ceux qui souffrent les moyens de gérer de manière plus constructive leur douleur, leur solitude, leurs peurs et leurs espoirs.

Et ainsi, transformer la relation patient-soignant en véritable partenariat.

Qui sait ? Peut-être que « prescrire » un peu de « Gordon » à votre médecin pourrait bien faire toute la différence.💡


D'après l'article du Dr Thomas Gordon : "Prescribe Your Doctor a Dose of the Gordon Model?" publié sur le blog Gordon Training International en juillet 2024.